Les élections législatives anticipées qui ont été organisées suite à la décision irresponsable du président de la République nous ont fait craindre le pire avec la montée en puissance du Rassemblement National et le risque de voir à la tête du gouvernement un parti d’extrême droite. Les résultats du deuxième tour nous ont fait espérer un temps avant de voir arriver une offensive d’un gouvernement de droite réactionnaire et ultralibérale.
Le gouvernement précédent, dans sa logique de favoriser toujours les plus riches, a dilapidé l’argent public au profit des grandes entreprises et des grandes fortunes de notre pays. Aujourd’hui, ces mêmes personnes demandent à l’ensemble de la société et surtout aux plus fragiles de régler la note. Cette fuite en avant vers toujours plus de précarité est inadmissible.
C’est dans ces circonstances que le ministre Kasbarian, ministre ultralibéral et viscéralement attaché à la destruction du service public, nous propose de :
- Passer d’un jour de carence à trois jours
- Réduire l’indemnité en cas d’arrêt de travail à 90 % du salaire
- Supprimer le GIPA qui permet aux plus précaires de maintenir leur pouvoir d’achat
- Geler à nouveau le point d’indice.
Dans le même temps, la ministre Genetet, qui ne connait visiblement rien au monde de l’éducation, propose de supprimer 4000 postes d’enseignants, de poursuivre la réforme des groupes de niveau voulue par Gabriel Attal. Elle choisit également de maintenir la réforme du brevet, la labellisation des manuels scolaires. Alors qu’aujourd’hui de nombreux établissements souffrent du manque de personnels, nous ne voyons pas le bout du tunnel. Pour l’éducation nationale, c’est la double peine !
L’austérité va encore frapper dans nos établissements. Les conditions de travail étaient déjà difficiles, cela ne va pas s’arranger sans vraiment d’espoir de voir les choses s’améliorer.
L’espoir ne viendra que de notre capacité à nous mobiliser. C’est pourquoi aujourd’hui, nous devons nous montrer solidaires pour mettre un coup d’arrêt à cette purge de la fonction publique. Le 5 décembre, nous devons tous être dans la rue pour dire NON !
Mais il ne s’agit pas simplement de refuser ce régime d’austérité… Le retrait de ces réformes et la démission du ministre Kasbarian ne sont qu’un préalable à l’ouverture des négociations. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de refuser de perdre davantage, il s’agit d’exiger ce qui nous est dû : un meilleur salaire, de meilleures conditions de travail, un recrutement massif…
C’est pourquoi le 5 décembre ne doit être que le début d’une mobilisation d’ampleur, d’une mobilisation historique. Le gouvernement est faible, sans aucune légitimité. La légitimité doit se faire entendre dans la rue, le 5 décembre et dans les jours qui suivent. Il n’est plus temps de regarder ce que nous pouvons perdre, mais de regarder ce que nous devons gagner.
Et pour gagner, la CGT éduc27 sera toujours aux côtés des personnels.
Aujourd’hui, nous devons exiger :
- La suppression des réformes présentes dans le budget 2025
- Une augmentation du point d’indice
- Le recrutement massif de personnels dans l’éducation nationale et dans la fonction publique
- La titularisation de tous les personnels précaires
- Un statut pour les AESH et les AED avec salaire décent et temps complet à la clé
La CGT éduc27 appelle à la grève le 5 décembre et la poursuite du mouvement dans les jours qui suivent. Nous appelons à une mobilisation historique. Nous devons gagner, pour nous, pour les usagers, pour l’ensemble des citoyens.